1928 au Grand Prix AVUS l’équipe NSU

1928 Grand Prix AVUS équipe NSU
aquarelle, lavis encre de chine et stylo original format papier 50 x 65 cm sur 300 gr aquarelle – oeuvre originale ou reproduction réalisée en studio avec Sony A7 Mk4 (fichier 60 M pixels) impression qualité exposition par l’Atelier des Photographes à Angers

Lorenzo Bandini et Ferrari 275 P2 de la Scuderia Ferrari en 1965 au 24 heures du Mans


Lorenzo Bandini et Ferrari 275 P2 de la Scuderia Ferrari en 1965 au 24 heures du Mans tableau aquarelle, lavis encre de chine et stylo original format papier 50 x 65 cm sur 300 gr aquarelle – oeuvre originale ou reproduction réalisée en studio avec Sony A7 Mk4 (fichier 60 M pixels) impression qualité exposition par l’Atelier des Photographes à Angers

Lorenzo Bandini est un pilote automobile italien, né le 21 décembre 1935 à Barqa en Cyrénaïque, une région de la Libye et mort le 10 mai 1967 d’un accident survenu au GP de Monaco.

En 1961, Lorenzo Bandini fut invité à rejoindre la Scuderia Centro Sud. Il fut ensuite recruté par la Scuderia Ferrari pour les saisons 1962 et 1963 durant lesquelles il se comporta très honorablement. En 1963 Bandini gagna les 24 Heures du Mans associé à Ludovico Scarfiotti. Après avoir commencé la saison sous les couleurs de la Scuderia Centro Sud, la Scuderia Ferrari demanda son retour en Formule 1 au milieu de la saison 1963, afin de remplacer Ludovico Scarfiotti blessé à Reims.

Durant les années 1964 et 1965, il devint le fidèle équipier de John Surtees chez Ferrari en Formule 1. En 1964, Lorenzo Bandini gagna l’unique Grand Prix de Formule 1 de sa carrière lors du GP d’Autriche sur l’ancien circuit de Zeltweg. Il apporta par la suite d’autres victoires à la Scuderia Ferrari, notamment la Targa Florio en 1965 (déjà deuxième de l’épreuve en 1963).

Quand John Surtees quitta l’écurie au Mans en juin 1966, il devint naturellement le premier pilote chez Ferrari et forma en 1967, une redoutable équipe avec Chris Amon. Ils remportèrent ensemble les 24 heures de Daytona et les 1000 km de Monza en 1967.

Bandini gagna également les 4 Heures de Pescara en 1961, les tests préliminaires aux qualifications des 24 Heures du Mans en 1963, 1965 et 1967, ainsi que le Trophée d’Auvergne 1963 en endurance, et il termina encore deuxième des 12 Heures de Reims en 19641.

Le 7 mai de l’année 1967, lors du quatre-vingt-deuxième tour du GP de Monaco, alors qu’il était second et lancé à la poursuite de la Brabham de Denny Hulme, il perdit le contrôle de sa Ferrari qui se retourna et s’embrasa immédiatement en heurtant par l’arrière des bottes de paille à la sortie de la chicane du port laissant Lorenzo Bandini piégé sous sa voiture en feu2. Il est mort des suites des terribles brûlures infligées par cet accident trois jours plus tard à l’hôpital Princesse Grace de Monaco. C’est le prince Michel de Bourbon-Parme qui, armé d’un extincteur et avec l’aide d’un commissaire de course, a extrait Lorenzo Bandini de la carcasse de sa Ferrari en feu.

Source Wikipedia

La dernière chevauchée de Lorenzo Bandini

17 heures 10

C’est un commentaire de René Fiévet à propos du Grand Prix de Monaco 1967 qui m’a conduit à me replonger dans un petit ouvrage paru quelques semaines après cette dramatique épreuve : ADDIO BANDINI , co-écrit par Luigi Costantini et Franco Lini, alors Directeur sportif de la Scuderia Ferrari. La relecture du premier chapitre m’a bouleversé, le récit des minutes interminables séparant l’instant où l’accident est connu et celui où il est évident qu’il s’agit de Bandini y est décrit suivant la règle classique des trois unités : action, temps, et lieu.

Bouleversé à tel point que j’ai eu envie de partager cette émotion en traduisant le premier chapitre et en résumant la suite du livre qui revient sur les quelques jours précédant la course. En définitive, c’est un projet que nous avons élaboré ensemble, René Fiévet et moi, divisé en quatre parties. Le texte dont je vous parle est présenté ci-dessous. Nous en avons repris le titre : « 17 heures 10 ». J’y ai ajouté, en bas de page, un certain nombre de notes relatives aux différents protagonistes.

Jean-Paul Orjebin

Margherita Bandini © DR
Margherita Bandini © DR (source : capture écran – https://www.youtube.com/watch?v=tn59nKVxWBk ).

Quinze secondes…

…dix-huit secondes, vingt, vingt-cinq. Les aiguilles du chronomètre continuent de tourner, implacables, indifférentes. Dans la courbe, plus loin, personne ne bouge. Seulement ce silence vibrant, absurde. Il semblerait que le circuit soit soudainement déserté ; que les voitures rouges et vertes et le hurlement de leurs moteurs n’ont jamais existé. La voiture de Hulme est passée devant le stand il y a une trentaine de secondes, elle est loin maintenant, oubliée. La piste est vide, l’asphalte tremble légèrement dans la chaleur paresseuse de ce dimanche de mai. L’on n’entend que le bourdonnement léger de la foule. Depuis les gradins, les spectateurs se penchent en avant, tout le monde regarde, au loin, à la recherche d’une voiture qui n’arrive pas. Dans ce silence oppressant, le son saturé d’un transistor provient des tribunes, il est poussé à fond, il paraît très fort dans ce silence vide et immobile. Puis il se tait, brusquement.

Bandini - 4ème partie (2)

 Les aiguilles des chronomètres sont les seules à bouger, leur tic-tac est fort, il pénètre dans la tête de ceux qui le serrent d’une main nerveuse. Un tic-tac de plus en plus fort, martelant et tragique.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-4200142345447123&output=html&h=193&slotname=3598842153&adk=1078327231&adf=866188570&pi=t.ma~as.3598842153&w=770&fwrn=4&lmt=1603113514&rafmt=11&tp=site_kit&psa=0&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&format=770×193&url=https%3A%2F%2Fwww.classiccourses.fr%2Fmagazine%2Fla-derniere-chevauchee-de-lorenzo-bandini-44%2F&flash=0&wgl=1&adsid=ChEI8PK0_AUQmsbJ8pKmvanbARJMAEHxvbhLskafEIAgDSF5R_zGQXKps63ksZz3f7cx_b52UBE__ouFxM6cEjpEoZLlFAoWQI2PCrFcibD34eQ3STk2OhobLfZ6MyNxlQ&tt_state=W3siaXNzdWVyT3JpZ2luIjoiaHR0cHM6Ly9hZHNlcnZpY2UuZ29vZ2xlLmNvbSIsInN0YXRlIjowfV0.&dt=1603113515609&bpp=27&bdt=1010&idt=556&shv=r20201014&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C310x250%2C300x600&nras=1&correlator=946778617169&frm=20&pv=1&ga_vid=2008603603.1603113516&ga_sid=1603113516&ga_hid=1716896676&ga_fc=0&iag=0&icsg=4503599627370447&dssz=69&mdo=0&mso=0&rplot=4&u_tz=120&u_his=4&u_java=0&u_h=800&u_w=1280&u_ah=777&u_aw=1280&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=82&ady=3521&biw=1274&bih=617&scr_x=0&scr_y=1055&eid=42530672%2C44726949%2C21066705&oid=3&pvsid=3529598692256771&pem=485&ref=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F&rx=0&eae=0&fc=1920&brdim=0%2C23%2C0%2C23%2C1280%2C23%2C1274%2C777%2C1274%2C617&vis=1&rsz=%7C%7CeEbr%7C&abl=CS&pfx=0&fu=8320&bc=31&jar=2020-10-19-13&ifi=1&uci=a!1&btvi=3&fsb=1&xpc=Q6qg26C0xA&p=https%3A//www.classiccourses.fr&dtd=3090

Margherita Bandini (1) lève les yeux du cadran pour regarder une nouvelle fois le virage. Puis elle lève la tête et cherche du regard le Directeur sportif. Franco Lini (2) a glissé une main dans son col pour l’écarter, comme s’il avait soudainement très chaud, comme si la température devenait insupportable. D’un mouvement de la tête, il regarde toutes ces mains serrées sur les chronos, chacune de ces paires d’yeux qui s’interrogent et qui attendent une réponse de sa part.

Marie-Annick

Il y a toujours beaucoup de monde dans un stand pendant une course. Les mécaniciens ne sont qu’un des éléments d’une sorte de chorégraphie, D’autres personnages forment ce ballet : il y a les épouses des pilotes, les amis du patron, des photographes avec leur Leica suspendus au cou, des jeunes filles en jeans. Tous ont un chronomètre. La course est ressentie à travers le tic-tac qui fait vibrer la paume de votre main. Marie-Annick (3) est la plus nerveuse. « Que se passe-t-il ? » (en français dans le texte), demande-t-elle en montrant son chronomètre. Personne ne lui répond. Elle tapote l’épaule de Franco Lini. Il ne se tourne même pas. Marie-Annick est très douée pour prendre les temps, elle sait tout du monde de la course. Elle est l’amie de tous les pilotes, elle va de circuit en circuit. Elle a une passion intense pour ce sport. Le clan Ferrari, c’est sa maison. Il n’y a aucune raison précise qui justifie qu’elle soit là, dans les stands. Mais sa présence est devenue une évidence, c’est comme ça. « Que se passe-t-il ? », répète-t-elle de nouveau, en français.

Franco Lini au Mans en juin 1967 © DR (source : https://primotipo.com).
Franco Lini au Mans en juin 1967 © DR (source : https://primotipo.com).

« Mais que fait donc Lorenzo ? »

Francesco Ferrari (4), un monsieur déjà âgé, fort et élégant, chuchote. « Mais que fait donc Lorenzo ? » Il dit cela d’une voix basse et hésitante. Il est le propriétaire d’un grand hôtel de luxe à Rome. C’est un client et pilote amateur de Ferrari, mais surtout un tifosi fidèle de la Scuderia qui ne manque jamais une course où les voitures de Maranello sont en piste. « Pourquoi ne passe-t-il pas ? » ajoute-t-il, se penchant hors du stand pour essayer de voir quelque chose au loin ; mais les épaules massives de deux mécaniciens devant lui l’en empêchent. Giorgio Scarlatti (5) se tient debout sur un tas de pneus. Lui aussi regarde au loin. Il regarde, étonné par le silence qui a envahi la piste. Un peu plus loin, Ludovico Scarfiotti est figé, le regard dans le vide, distingué, élégant dans son complet de gentleman en villégiature.

Un photographe lui demande quelque chose. Il ne l’entend pas. Dans un coin, frêle, timide, la femme de Chris Amon. Une jeune femme douce et blonde, venue avec lui de leur Nouvelle-Zélande natale (6). Il y a tellement de monde devant elle qu’elle ne voit même pas la piste. Elle a l’air effrayé, elle ne comprend pas bien ce qui se passe, mais une chose est certaine, elle a peur.

Regard perdu, Margherita, cherche un soutien dans ce lieu clos et rassurant. Elle est toujours assise sur sa chaise haute d’où elle n’a pas bougé depuis le moment où Chiron a baissé le drapeau du départ. Elle regarde toujours son chronomètre. Elle se penche vers lui, espérant y trouver une réponse à l’angoisse qui l’étreint et qui augmente. Elle lève à nouveau les yeux vers la piste. Un nuage noir, un nuage de fumée noire s’élève lentement derrière la tribune. Il est loin, peut-être un kilomètre, peut-être plus. Il est lourd, il monte lentement en s’effilochant dans le ciel pur. Tout le monde le voit. La foule dans les tribunes ondule en formant des vagues. Un bruissement confus devient de plus en plus fort. Margherita porte la main à son front, en visière. Le regard au loin. L’autre main serre toujours le chronomètre. Maintenant tout le monde est debout, dans les tribunes comme dans les stands.

Franco Lini

Le bruit d’un moteur monte du bas de la courbe. Une voiture rouge. Elle passe vite : c’est Amon. L’inquiétude est totale : cette fumée signifie qu’il est arrivé quelque chose à Bandini Au milieu de tous ces visages, Franco Lini croise les yeux de Pignatti (7). Son regard en dit long ; en une fraction de seconde, Lini a compris. Pignatti est un vieux mécanicien de Ferrari, il est l’homme qui a suivi des centaines et des centaines de courses. C’est un peu le factotum de la Scuderia : il conduit le camion transportant les voitures et s’occupe en expert de prendre les temps au tour. Il a acquis ce sixième sens qui lui permet de comprendre immédiatement les situations. Il sait de quoi il s’agit, il sait de quel point du circuit provient cette fumée. À la chicane, si une voiture est en feu cela signifie qu’elle n’a pas fini dans le port. Et si elle n’a pas fini dans l’eau… Franco Lini a compris ce que pense Pignatti. Mais il faut éviter que d’autres comprennent. Surtout pas Margherita.

Dino Pignatti à Maranello en février 1967, de retour du triomphe de Daytona © DR (source : Gazzetta dello Sport for Ferrari Racing Collection).
Dino Pignatti à Maranello en février 1967, de retour du triomphe de Daytona © DR (source : Gazzetta dello Sport for Ferrari Racing Collection).

Il opine rapidement de la tête et s’adresse d’un ton sévère et brusque à Pignatti : « le temps d’Amon ; quel est le temps d’Amon ? », crie-t-il suffisamment fort pour être entendu de tous. Il le sait parfaitement, il l’a lu sur son chronomètre mais il faut distraire Margherita, calmer l’anxiété qui règne dans le stand. Du haut-parleur parvient une information. « La voiture numéro dix-huit a été victime d’un incident à la courbe de la chicane. Le pilote est indemne et revient au stand. » Clameur de la foule. Commentaires. C’est comme si la course était finie : Hulme a la victoire dans la poche. Ce malheureux Bandini, il a trop forcé. Quelqu’un dit qu’il était fatigué. Dans les derniers tours, son pilotage était dangereux. Phil Hill, assis dans le stand, dit : « Il n’était pas bien. Je l’ai vu à sa façon de sortir du virage avant la ligne droite dans le tour précédent. ». Franco Lini se tourne vers l’ingénieur Forghieri : « Nous sommes maintenant sans voiture pour le Grand Prix de Hollande. Un sacré problème ! »

Les monoplaces recommencent à passer

Il y a de nouveau du bruit sur la piste. La course vit ses derniers moments. Tout le monde a les yeux braqués sur Hulme et ses poursuivants. Le haut-parleur donne les ultimes temps de passage. Dans le stand Ferrari chacun regarde les bords du circuit, d’un côté et de l’autre, pour voir si Lorenzo arrive. « Mais pourquoi ne revient-il pas ? » interroge Marie-Annick en s’agitant. « Imaginez la confusion qui existe, avec tout ce monde, il préférera attendre la fin de la course pour rentrer », explique Margherita. « Il est capable de faire deux kilomètres à pied. Il va se plaindre de sa voiture abimée. Quand il sera là, je vais lui tirer les oreilles. »

Giorgio Scarlatti © DR (source : http://www.snaplap.net/driver/giorgio-scarlatti/).
Giorgio Scarlatti © DR (source : http://www.snaplap.net/driver/giorgio-scarlatti/).

« Rectification : le pilote de la voiture numéro dix-huit est blessé et a été transporté à l’hôpital. »  La voix qui sort du haut-parleur dégringole des tribunes. L’annonce est confuse, couverte par le rugissement d’une voiture qui passe dans la ligne droite. Les spectateurs sont debout à nouveau.

Franco Lini croise une nouvelle fois le regard de Pignatti. C’est la confirmation de ce qu’ils craignaient. Il regarde Margherita un instant. Elle a l’air calme, un calme que seule trahit une lèvre serrée entre ses dents. Elle tient toujours le chronomètre dans sa main et continue à regarder ses aiguilles ; mais elle ne sait plus pourquoi. Francesco Ferrari et Giorgio Scarlatti parlent fort. Ils discutent. Ils demandent. Tout le monde parle, maintenant. Seuls Scarfiotti et la femme d’Amon restent silencieux et immobiles.

« Seuls Scarfiotti et la femme d'Amon restent silencieux et immobiles. » © DR (source : http://www.gpx.it).
« Seuls Scarfiotti et la femme d’Amon restent silencieux et immobiles. » © DR (source : http://www.gpx.it).

Continuer sans forcer

Lini sait quel est son rôle à cet instant : attirer l’attention de chacun sur la fin de course. Il n’y a rien d’autre à faire : le circuit est inaccessible, personne ne peut aller voir ce qui se passe. Toute panique, toute nervosité pourrait créer de nouveaux problèmes. Malgré cela, il est difficile de continuer à regarder son chronomètre, de comprendre ce que les aiguilles indiquent. Mais il doit le faire. Il ordonne à Pignatti de présenter un panneau à Amon :  – Continuer sans forcer -. A présent la course est considérée comme terminée, il faut conserver les positions. Le panneau pour Amon est prêt. Mais sa voiture arrive lentement dans la voie des stands. De loin, Amon fait un signe de main : il indique un de ses pneus. Quatre mécaniciens se préparent très vite et glissent le cric sous la voiture. L’un d’eux donne des coups de maillet pour démonter la roue. En effet, il y a une entaille sur la bande de roulement du pneu d’Amon, peut être un débris de la voiture de Bandini. Un nouveau pneu. Encore des coups de marteau. Quelqu’un se penche en dehors du stand, demande des nouvelles de Bandini.  Amon n’entend même pas. Il ne s’occupe que des mécaniciens qui finissent de remonter sa roue. On retire le cric. Un grondement. Un crissement de pneus. C’est déjà parti.

Le haut-parleur vient d’annoncer que Bandini a été transporté à l’hôpital. © DR (source : capture écran - https://www.youtube.com/watch?v=tn59nKVxWBk ).
Le haut-parleur vient d’annoncer que Bandini a été transporté à l’hôpital. © DR (source : capture écran – https://www.youtube.com/watch?v=tn59nKVxWBk ).

« Sortez d’ici »

Deux messieurs arrivent en courant dans le box Ferrari, il s’agit de Franco Villani (8), photographe, et de Lorenzo Pilogallo (9), journaliste milanais. Ils ont l’air bouleversé. Ils parlent mais leurs propos sont confus, incompréhensibles. Pilogallo porte ses mains devant les yeux comme pour effacer une image terrible ; Villani fait des gestes pour signifier son abattement. Tout le monde s’accroche à eux en les interrogeant. Franco Lini écarte brutalement deux ou trois personnes ; il prend Pilogallo par le bras et lui dit d’une voix brisée : « va-t’en, va-t’en, ne te montre pas à Margherita, sors d’ici, sors d’ici. » Et il les pousse hors du stand. Il n’a compris que quelques mots : « mort », « effrayant », « feu ». Alors, d’abord et avant tout, il est nécessaire de protéger Margherita.  « Sortez d’ici », répète-t-il aux deux journalistes.

En se retournant, il croise les yeux de Margherita. Froids, terribles, immenses. Sur son visage blanc, ces deux yeux sont comme une barrière infranchissable. Elle a sans doute compris. Elle a vu ce qui se passait autour d’elle. Plus personne n’a le courage de rester à ses côtés. Tout le monde parle à voix basse, et la regarde en cachette. Lini s’approche d’elle, lui prend le bras, lui sourit. « Allez, encore, deux tours et la course est finie. Six ou sept minutes. Pour l’instant, nous ne pouvons rien faire, la piste est inaccessible. Reste calme. »

Derrière la tribune, la fumée noire continue de grimper dans le ciel. C’est un gros champignon effiloché. Presque immobile.

Addio BandiniFranco Lini et Luigi Costantini (l’Editrice dell’ Automobile, 1967) (traduction de Jean-Paul Orjebin)

Notes de Jean-Paul Orjebin

Par ordre d’entrée dans le récit, sauf pour Mauro Forghieri, Lorenzo Bandini, Chris Amon, Phil Hill et Ludovico Scarfiotti dont je ne ferai pas l’injure aux lecteurs de Classic Courses de penser que je suis en mesure de leur apprendre quelque chose à leur sujet.

(1) Margherita Bandini.

L’épouse de Lorenzo. Ils se sont connus au garage du père de Margherita où il travaillait comme apprenti mécanicien. Avec l’accord bienveillant de son patron, après sa journée de travail, il préparait les voitures avec lesquelles il fera ses premières courses de côte.

Il est intéressant de noter que dans les quelques interviews que Margherita a donnés, le déroulement du moment décrit dans la préface est légèrement différent. Margherita dit : « j’ai vu un champignon de fumée, alors j’ai crié :  « C’est Lorenzo, C’est Lorenzo ». Le ciel m’est tombé sur la tête. Jim Clark est passé pour me rassurer et m’a dit : « Lorenzo OK ». »

Pour compléter ces moments dramatiques, nous pouvons ajouter la suite de l’interview. A l’hôpital, c’est Alessandro Onassis qui m’a été d’un grand soutien, lui et Forghieri.

Après 7 ou 8 heures, le professeur Chatelet est venu me dire que Lorenzo était brulé à 90%. J’ai pensé en moi-même : Bon, c’est moins grave que je le craignais. Alors le professeur a ajouté : « Madame, en tant que médecin je fais tout ce que je peux, mais en tant qu’homme, j’espère qu’il ne survivra pas. » Il mourra trois jours plus tard le 10 mai.

Margherita poursuit : A 28 ans, je me suis écroulée. J’ai dépensé une grande partie des 10 millions de l’assurance pour sa pierre tombale et me suis un peu abandonnée. Trois ans plus tard, en me regardant dans la glace, je me suis trouvée horrible. Alors j’ai décidé de revenir à la vie. Je suis allée chez le chirurgien esthétique qui m’a refait le nez. Je me suis teint les cheveux en blond et j’ai perdu 10 kg. Une autre vie démarrait, un deuxième mari, un fils, une famille…

Lors des échanges que nous avons eus avec Margherita Bandini pendant la préparation de cette note, celle-ci n’a pas pu dissimuler son aversion pour Franco Lini. Incidemment, elle nous a permis d’apprendre des nouveaux mots en italien ; des mots que, par euphémisme, nous qualifierions d’oiseaux. Pour faire bref, elle considère que Franco Lini parlait beaucoup mais pas toujours vrai.

 (2) Franco Lini (1924 – 1996).

Né à Mantoue, il est allé à l’école avec le fils de Tazio Nuvolari. Il s’intéresse davantage aux sports mécaniques qu’à l’affaire familiale de machines-outils. Après un accident de moto, il se consacre exclusivement au métier de journaliste et couvre pour un journal milanais les courses automobiles. Il sera l’un des premiers à suivre toutes les courses de F1 à travers le monde. Fin 1966, Enzo Ferrari le contacte pour remplacer Eugenio Dragoni. Ce dernier s’était mis toute la presse à dos et en privilégiant systématiquement Bandini par rapport à Surtees, créant une ambiance détestable à la Scuderia. Lini, homme de presse, diplomate, malin, rusé, ferait l’affaire. Il sera auréolé de gloire pour avoir été le Directeur sportif de la Ferrari en février 1967 lorsque la Scuderia fit 1er, 2ème et 3ème aux 24 heures de Daytona. Parmi diverses recommandations faites au Commendatore, il y aura celle d’embaucher Chris Amon. On pourrait imaginer qu’après le départ de Surtees, voir arriver Amon n’était pas pour faire plaisir à Lorenzo. Serait-ce une explication à la forte inimitié que nous avons sentie de la part de Margherita ?

Epuisé par la fonction, Lini, à la fin de son contrat de deux ans, est retourné à son métier de journaliste. Il travaillera notamment pour Autosprint et L’Equipe Nous le rencontrerons souvent au bord des circuits, toujours aimable avec la bande de « journalistes » très, très amateurs que nous étions, nous gratifiant de son amitié en nous aidant même souvent à franchir le difficile barrage de la Salle de Presse. Gros fumeur, il succombera à un cancer des poumons à l’âge de 72 ans.

(3) Marie-Annick.

Longtemps, elle fut pour nous un mystère. Qui était cette Marie-Annick ? A tel point que nous nous demandions si elle n’était pas un personnage inventé pour l’occasion, pour donner une certaine substance au texte, tout en étant tout à fait vraisemblable. Forghieri, que nous avons contacté et qui nous a aidés à comprendre qui étaient les personnages secondaires présents dans le stand, ne se souvient pas d’elle ; Margherita non plus.

Brenda Vernor, la secrétaire du Service Course, présente à Monaco mais pas dans le stand, nous a parlé avec grande émotion de Lorenzo, son voisin de palier à Maranello qu’elle considérait comme un petit frère. Elle garde très précisément dans sa mémoire les moments joyeux passés avec Lorenzo, ainsi que le verre de jus d’orange qu’il venait chercher chez elle, chaque matin. Mais de Marie-Annick, rien, aucun souvenir.

Mais, à force de recherches, nous avons finalement découvert qui est Marie-Annick. Elle était une amie de Michèle Dubosc qui lui avait appris l’art du chronométrage. Ce matin du dimanche 7 mai, Franco Lini, un peu à l’arrache, demande à Marie-Annick Dufournier de bien vouloir l’aider à prendre les temps et à assurer le tour par tour du stand Ferrari ; ce qu’elle accepte avec plaisir.

Jointe au téléphone, elle se souvient de ce moment dramatique et principalement s’être discrètement éclipsée du stand à la fin de la course. Elle avait senti, pendant les longues et lourdes minutes d’incertitude qui suivirent l’accident, une animosité certaine de la part de Margherita à son égard. En grand stress, l’épouse de Lorenzo s’adressa brutalement à Franco Lini en désignant la jeune chronométreuse : « qui c’est celle-là, que fait elle là ? ». Réaction que Marie Annick essaie d’analyser après 50 ans : sans doute que l’émotion immense et soudaine avait exacerbé une jalousie latente et maladive.

Marie Annick épousera plus tard le regretté José Dolhem avec qui elle aura deux enfants, Axel et Thibault. Elle vit sereinement dans l’ouest parisien, entourée de ses enfants et petits-enfants, et elle a le plaisir de croiser parfois chez le boulanger de Montfort l’Amaury ses vieux copains Laffite et Jabouille.

(4) Francesco Ferrari.

Un client fidèle de la Ferrari courant en amateur avec une GTO.

(5) Giorgio Scarlatti (1921-1990).

Pilote italien privé. Il a participé à une douzaine de Grand Prix dont la moitié comptant pour le Championnat du Monde de 1956 à 1961, pour diverses écuries et sur diverses montures (Ferrari, Cooper, Maserati, De Tomaso). Son moment de gloire est arrivé quand il remporta les 4 heures de Pescara 1961 sur une Ferrari 250 Testa Rossa. Son compagnon de victoire était le jeune Lorenzo Bandini.

(6) Barbara Amon.

Barbara Ann McNail était une jeune actrice en herbe, originaire de Floride, que Chris Amon avait rencontrée à Nassau en 1965 à l’occasion d’une course de Formule Vee à laquelle il avait participé de façon inopinée, qu’il avait remportée, et qu’il a racontée par la suite avec humour (voir Classic Courses du 4 septembre 2016 : « Chris Amon par lui-même »). Ils se marièrent le 6 décembre 1966, mais l’union se terminera rapidement par un divorce. Franco Gozzi (1932-2013), proche collaborateur d’Enzo Ferrari, décrit Chris Amon comme quelqu’un d’assez immature, le qualifiant de « mulot naïf au pays des chats de gouttières« . « En toutes circonstances, il était hésitant et, le plus souvent, il faisait le mauvais choix au mauvais moment, qu’il s’agisse de sa vie privée ou de ses négociations contractuelles. Un jour, après les vacances de Noël, il était arrivé à l’usine avec une nouveauté : il était marié. Une petite femme, une Vénus de poche, qui s’appelait Barbara. Peu de temps après, il se sépara d’elle, expliquant de façon puérile : « En Nouvelle-Zélande, cette relation m’avait semblé magnifique ; ici en Europe, c’était devenu moche » » (interview à Autosprint n°32/33, août 2008).

(7) Dino Pignatti.

Mécanicien, panneauteur mais surtout connu pour avoir été le meilleur conducteur du camion transporteur. Forghieri en garde un souvenir ému et fait encore l’éloge de ses nombreuses qualités, en particulier celle d’être toujours parfaitement à l’heure avec son camion.

(8) Franco Villani.

Célèbre photographe bolognais présent sur tous les Grand Prix et les courses du Championnat du monde des Constructeurs. Il a beaucoup fréquenté Maranello, et il est sans doute celui qui a pris le plus de photo de l’usine, des mécaniciens, des ouvriers, des ingénieurs. Mais il a pris aussi beaucoup de photos du Patron, souvent dans sa vie quotidienne. Il ne négligeait pas pour autant les voitures de production et il était de tous les salons automobiles comme Paris, Francfort, Genève et bien sûr Turin.

(9) Lorenzo Pilogallo (1933-2014).

Journaliste, spécialiste de la rubrique auto du prestigieux quotidien milanais Il Corriere Della Sera dont il est devenu rédacteur en chef, puis directeur-adjoint de la Gazetta dello Sport. Il décèlera le premier le talent de Giancarlo Baghetti et le présentera à la Scuderia. Ses articles étaient très appréciés à Maranello. Si ce n’était sa discrétion légendaire, il aurait pu se vanter de faire partie des rarissimes personnes à tutoyer le Commandatore.


https://www.classiccourses.fr/magazine/la-derniere-chevauchee-de-lorenzo-bandini-44/

A la 21ème Targa


A la 21 ème Targa Florio aquarelle, lavis encre de chine et stylo original format papier 50 x 65 cm sur 300 gr aquarelle – oeuvre originale ou reproduction réalisée en studio avec Sony A7 Mk4 (fichier 60 M pixels) impression qualité exposition par l’Atelier des Photographes à Angers

Sports Car Racing in camera 1960-69 – vol 1, le retour

Juste reçu ce matin par la Poste, un exemplaire de Sports Car Racing in camera 1960-69 volume one. Cet ouvrage était devenu inabordable depuis la fin de sa première édition. Le « volume two » était une suite un peu fade ; Paul Parker avait sans doute fait les fonds de tiroir iconographique pour répondre aux lecteurs passionnés de sport automobile. Ces deux ouvrages sont rédigés en anglais (à croire que nos voisins d’outre Manche soient nés pour l’automobile) peut importe, les images se suffisent à elles mêmes. Dans cette édition mise à jour du volume original In Camera, le monde des courses de voitures de sport des années 1960 prend vie grâce à ces superbes photographies d’époque en couleurs et aux commentaires détaillés et bien observés de l’auteur. Du béton dur de Sebring, des routes de campagne siciliennes perfides de la Targa Florio, des coins infinis, des sommets cachés et des crêtes interminables du Nürburgring, du Daytona incliné et de l’effrayant bol de Monza et des vitesses d’avions de Spa, Le Mans et Reims, tout devait être surmonté par ces pilotes incroyables.

  • Relié : 256 pages
  • ISBN-10 : 0992876990
  • ISBN-13 : 978-0992876999
  • Dimensions du livre : 22.86 x 2.54 x 27.94 cm
  • Éditeur : Behemoth Publishing Limited (1 septembre 2019)
  • Langue : : Anglais

Porsche 917 au 24 heures du Mans


Porsche 917 durant le tournage de Le Mans aquarelle, lavis encre de chine et stylo original format papier 50 x 65 cm sur 300 gr aquarelle – oeuvre originale ou reproduction réalisée en studio avec Sony A7 Mk4 (fichier 60 M pixels) impression qualité exposition par l’Atelier des Photographes à Angers

Steve McQueen au volant de sa 917 durant le tournage de Le Mans aquarelle, lavis encre de chine et stylo original format papier 50 x 65 cm sur 300 gr aquarelle – oeuvre originale ou reproduction réalisée en studio avec Sony A7 Mk4 (fichier 60 M pixels) impression qualité exposition par l’Atelier des Photographes à Angers

Steve McQueen portrait à l’aquarelle


Steve McQueen tableau aquarelle, lavis encre de chine et stylo original format papier 50 x 65 cm sur 300 gr aquarelle – oeuvre originale ou reproduction réalisée en studio avec Sony A7 Mk4 (fichier 60 M pixels) impression qualité exposition par l’Atelier des Photographes à Angers
Steve McQueen tableau aquarelle, lavis encre de chine et stylo original format papier 50 x 65 cm sur 300 gr aquarelle – oeuvre originale ou reproduction réalisée en studio avec Sony A7 Mk4 (fichier 60 M pixels) impression qualité exposition par l’Atelier des Photographes à Angers

Courses de légende, une nouvelle série de posters imprimés par Arthur Schening

This series of posters is the work of Arthur Schening, the founder of Schening Creative and a graphic designer and creative director with over 20 years of experience.

Much like many of us, Arthur has a lifelong passion for vintage racing cars and so he founded Schening Creative to release collections of poster prints. We’ve featured his latest collection here, each print has a caption underneath to tell you a little more about it, and if you’d like to buy one (or more) you can hit the red button below.

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Aston Martin DBR1

ASTON MARTIN DBR1

This is the Aston Martin DBR1 driven by Tony Brooks and Noel Cunningham-Reid at the 1957 Nürburgring 1000 Kilometers. The 3 litre Aston Martin won the race over a field of more powerful Maseratis, Ferraris, and Jaguars – driven by many of the greatest drivers of the era like Juan Manuel Fangio, Stirling Moss, Mike Hawthorn, and many others.

Chaparral 2G (Can-Am)

CHAPARRAL 2G (CAN-AM)

This is Jim Hall driving the Chevrolet powered Chaparral 2G at the 1967 Monterey Grand Prix at Laguna Seca Raceway (Hall finished in 2nd Place behind Bruce McLaren driving the M6A). Along with being a skillful driver, Jim Hall was an engineer and a leader in the innovation and design of spoilers, wings, and ground effects in racing cars.

Chevrolet Corvette C1

CHEVROLET CORVETTE C1

In 1960 Briggs Cunningham brought three Chevrolet Corvettes (C1) to the 1960 24 Hours of Le Mans – the debut race for Corvette at Le Mans. Two of the Corvettes failed to finish the race, the remaining number 3 Corvette, driven by John Fitch and Bob Grossman, won the 5.0 litre GT class and came in 8th place overall. The Camoradi USA team entered a fourth Corvette that also finished the race, but was not classified (it failed to complete the 80% index of performance distance).

Cunningham C5-R

CUNNINGHAM C5-R

The Cunningham C5-R was driven by John Fitch and Phil Walters at the 1953 24 Hours of Le Mans. The C5-R won its class, and came in 3rd place overall behind a couple of C-Type Jaguars. In 1953 Briggs Cunningham brought 3 cars to Le Mans, all with 5.5 litre Chrysler V8 engines, and all finished the race in the top 10.

Along with the C5-R, a C4-R driven by Cunningham, which finished in 7th place, and a C4-RK coupe which finished in 10th. John Fitch and Phil Walters won the 12 Hours of Sebring earlier in the year driving the Cunningham C4-R.

Ferrari 330 P4

FERRARI 330 P4

The Ferrari 330 P4 Spyder driven by Chris Amon and Nino Vaccarella at the 1967 24 Hours of Le Mans. They were forced to retire during the night due to a flat tire. Amon tried, but was unable to fix the tire on the track. He attempted to drive back to the pits, which damaged a fuel line and started a fire – he escaped the car uninjured.

Earlier in the season, Chris Amon and co-driver Lorenzo Bandini, won the 24 hours of Daytona, and the 1000 km at Monza with the 330. After Bandini’s tragic death at the Monaco Grand Prix a month earlier, Amon was paired with Nino Vaccarella for Le Mans.

Ferrari 500 TRC

FERRARI 500 TRC

The Ferrari 500 TRC driven by Lucien Bianchi and Georges Harris at the 1957 24 Hours of Le Mans. The Equipe Nationale Belge entered Ferrari won the 2 litre class, and finished in 7th place overall. The Belgian team entered an eclectic team of cars in the race, including a Jaguar D-Type (which finished in 4th place), two Ferraris, and a Porsche 550.

Ford GT40 Mk IV

FORD GT40 MK IV

The Ford GT40 Mk IV driven by Mario Andretti and Bruce McLaren at the 1967 12 Hours of Sebring – the debut race for the completely new Mark IV. The number 1 Ford easily won the race, it would finish with a record 12-lap margin over the second place car (a Ford GT40 Mk II). Ford would go onto win Le Mans later in the season with the Mk IV.

Jaguar C-Type

JAGUAR C-TYPE

The Jaguar C-Type was driven by Tony Rolt and Duncan Hamilton at the 1953 24 Hours of Le Mans. The Jaguar factory team car easily won the race – leading from the third hour and setting a number of records – while the other two team cars finished second and fourth.

Rolt and Hamilton’s race had a number of incredible stories attached to it; their car was disqualified the day before the race, which lead to the pair drinking that whole night to console themselves. The disqualification was reversed prior to the start and the pair entered the race a bit worse for wear. And, during the race, the C-Type’s windscreen was smashed, and Hamilton’s nose broken by a bird-strike while running at top speed on the Mulsanne straight.

Lola T70 MkIII

LOLA T70 MKIII

The Sid Taylor Racing Lola T70 MkIII driven by Denny Hulme and Jack Brabham at the 1967 BOAC International 500 (at Brands Hatch). While the world-class driver lineup qualified on pole, they were unable to finish the race due to mechanical issues.

Lola T280

LOLA T280

The Ecurie Bonnier Lola-Cosworth T280 driven by Chris Craft and Gérard Larrousse at the 1972 BOAC 1000 km. Jo Bonnier’s team entered the race with a pair of Lola’s – both failed to finish the race due to mechanical issues. Sadly, Bonnier would lose his life at the wheel of one of his team cars at the 24 Hours of Le Mans later that year.

McLaren M8B (Can-Am)

MCLAREN M8B – CAN-AM

1968 Can-Am Champion Denny Hulme driving the McLaren M8B at the 1969 Los Angeles Times Grand Prix. Hulme would win the race, and go on to win a total of 5 races during the season. His teammate, Bruce McLaren, would win 6 races and the 1969 Can-Am Championship.

Porsche 908 LH

PORSCHE 908 LH

The Siffert ATE Racing Porsche 908 LH driven by Reinhold Joest, Michel Weber, and Mario Casoni at the 1972 24 Hours of Le Mans. The three-year old 908 was previously owned by Jo Siffert who had been killed at Brands Hatch less than a year earlier. The car was given a new 3-litre engine by Porsche – who were not running a factory team in 1972 – and surprising most, finished 3rd overall behind a pair of Matra MS670s.

Porsche 910

PORSCHE 910

In 1967 the Porsche factory team brought six Porsche 910 Prototypes to the Nürburgring 1000 Km – they were determined to win. Three of their cars used 6-cylinder 2 litre engines, and three had new 8-cylinder, twin camshaft 2.2 litre engines.

The number 9 Porsche, driven by Rolf Stommelen and Kurt Ahrens, was one of the 8-cylinder cars. At the end of the race Porsche took the first 4 places – first, second, and third, went to the 6-cylinder cars. The remaining two Porsche 910s, the number 8 and 9 cars, failed to finish due to mechanical issues.

Wells Bennett sur son Excelsior en 1914


Wells Bennett sur son Excelsior en 1914 aquarelle, lavis encre de chine et stylo original format papier 50 x 65 cm sur 300 gr aquarelle – oeuvre originale ou reproduction réalisée en studio avec Sony A7 Mk4 (fichier 60 M pixels) impression qualité exposition par l’Atelier des Photographes à Angers

Wells Bennett, incroyable champion de l’époque (Motorcycle Hall of Fame Museum) , il parcourt par exemple 2500 km à la moyenne de 105 km/h sur la piste de Tacoma ( Washington ) le 31 mai 1922 et reste dans les mémoires (américaines) comme l’un des pionniers de la course moto.